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Le rebut global vieillit bien

Habitat07 - Maison des compagnons du rebut global, Baie-Saint-Paul
Photo: Luce Beaulieu

En 2006, la maison de production Blue Storm (aujourd’hui Blimp) produisait pour Télé-Québec une première télé-réalité sous le signe du développement durable : Les artisans du rebut global.

Avec seulement 15 000 $ en poche, cinq idéalistes devaient bâtir une maison à partir de matériaux provenant exclusivement de rebuts. Presque cinq ans plus tard, la maison qu’ils ont érigée au sommet du mont Arthabaska, dans la région des Bois-Francs, reçoit encore près de 3000 visiteurs par année. « On reçoit plusieurs personnes qui nous disent qu’ils souhaitent faire un projet similaire pour eux-mêmes et qui viennent s’inspirer. La maison vieillit très bien. Hormis un peu de vandalisme et le vol de quelques fenêtres, le tout demeure solide », confie Jean-François Vidal, superviseur du parc dans lequel se trouve la maison.

Cette première série télévisée a fait des petits, et deux autres maisons du rebut global ont vu le jour, l’une dans un bâtiment abandonné du centre-ville de Montréal et l’autre à Baie-Saint-Paul. Cette dernière maison, qui profite d’une vue spectaculaire sur le fleuve, a reçu 6000 visiteurs au cours de l’été dernier. « Rappelons-nous que la maison a été construite à la course, en l’espace de quelques semaines et pour les besoins d’une émission de télévision. Mais ce n’est pas qu’un décor de cinéma. Les techniques utilisées, comme la toiture végétale, le foyer de masse, l’éolienne et les capteurs solaires thermiques, sont toutes des techniques éprouvées. La maison continue de jouer un rôle d’éducation important », explique Antoine Suzor-Fortier, coordonnateur à la Coop de l’Arbre, qui partage avec la Ville de Baie-Saint-Paul la responsabilité du site.

(Marie-Claude Élie Morin)