Débat des candidats à la présidence : préparez vos questions

Les membres sont invités à soumettre des questions qu'ils souhaiteraient voir poser aux candidats à la présidence lors du débat qui aura lieu le 31 mai, à 9 h. Les questions doivent être envoyées par courriel à communications@oaq.com. Une sélection sera faite par l'animateur parmi les questions reçues, en fonction du temps imparti.

Trois façons d'assister au débat : 

• en personne au CCA (accueil à 8 h 30, réservez votre place sur Eventbrite)
• en webdiffusion en direct (hyperlien vers la plateforme de diffusion disponible la veille au oaq.com/elections2019)
• en différé (un fichier vidéo sera disponible dans les jours suivants sur au oaq.com/elections2019)


Message des candidats aux élections 2019

Nous vous présentons le premier message des candidats aux élections 2019 pour la présidence et le poste d'administrateur de la région 4 (Montréal).

Les membres recevront les bulletins de vote par la voie postale au cours des prochains jours. La clôture du scrutin est fixée au vendredi 21 juin à 17h.

Consulter les profils des candidats


Jean Beaudoin, candidat à la présidence

DANS NOS QUARTIERS ET NOS VILLAGES, LA QUALITÉ ARCHITECTURALE. 

Chaque citoyen québécois a droit à des espaces de vie bien conçus.

Il est dans l’intérêt de tous d’élargir et de valoriser le champ d’action des architectes, de façon cohérente et respectueuse de la diversité des milieux de vie de notre territoire. 

Cette première communication présente les chantiers que je souhaite concrétiser en menant à terme les avancées des dernières années des différentes directions de l’OAQ, en faisant rayonner l’architecture dans nos quartiers et nos villages québécois, cette échelle commune qui nous réunit, au lieu d’opposer les villes aux régions.

Inspiré par le geste fort de la fondation de la Maison de l’Architecture et du Design, démontrant la capacité des architectes à fédérer les acteurs du design, j’ai rejoint le conseil d’administration de l’OAQ en 2013.  

Durant mes deux mandats comme administrateur, j’ai œuvré principalement sur ces chantiers :
·     la Stratégie québécoise de l’architecture et sa reconnaissance gouvernementale;
·     la refonte des communications et des inspections;
·     l’élaboration du plan stratégique 2018-2021 axé sur l’engagement.

Pour la présidence 2019-2022, je propose de concrétiser ces avancées sur le terrain pour faire la place de l’architecture et des architectes au Québec.

En créant les comités régionaux de l’OAQ, nos actions seront adaptées aux réalités des pratiques et des contextes. Ils renforceront l’influence des architectes locaux et assureront une vigie par région.

Il faut poursuivre la refonte des communications, initiée à mon arrivée au CA, pour sensibiliser le public et les décideurs, et pour mettre les contenus en synergie sur toutes les plateformes, incluant Esquisses et les réseaux sociaux.

Pour relever le défi des relations publiques, une présence accrue dans chacun des villages et des quartiers permettra de concrétiser la Stratégie québécoise de l’architecture sur le terrain.

Notre mobilisation assurera un meilleur partage de nos expériences et de nos connaissances entre les générations, et entre les domaines de pratique.À peu de frais, des rencontres d’échanges régionales seront un outil de formation continue et de réseautage. 

Le nouveau Comité d’inspection professionnelle (CIP), dont je fais partie, a entièrement renouvelé le processus d’inspection, en évoluant vers la gestion des risques, le questionnaire participatif et l’accompagnement professionnel. Cette année, pour la première fois, l’Ordre a atteint son objectif de 800 inspections par année, remplissant ainsi pleinement son devoir d’inspecter.

On ne peut prétendre collectivement à la valorisation de la qualité architecturale sans s’assurer de la qualité du contexte de la pratique architecturale. Des honoraires et des salaires justes, ainsi qu’un temps de travail adéquat, sont essentiels à la réussite d’un projet, tout comme la compétence et la bonne gestion. Des conditions de travail optimales, pour le gestionnaire, le praticien ou le membre de comité consultatif, seront une réelle aide à la pratique.

Fort de la percée à hauteur gouvernementale de la Stratégie québécoise de l’architecture et de la gouvernance renouvelée, j’invite donc les 4000 architectes du Québec à la mobilisation et au déploiement de la qualité architecturale dans chacun de nos quartiers et de nos villages.


Pierre Corriveau, candidat à la présidence

Convaincu que je peux agir positivement et obtenir des résultats tangibles pour le progrès de notre profession, j’ai décidé de poser ma candidature à la présidence de l’Ordre des architectes du Québec.

Mes atouts sont la capacité d’analyse et la persévérance dans l’action. Je vais au fond des choses. Quand un sujet m’interpelle, je m’informe, consulte et discute, examine les divers aspects et considère les faits et points de vue avant de former mon opinion. Je passe ensuite à l’action, lorsque nécessaire. Je propose des solutions, m’assure de leur efficacité, de leur acceptabilité et de l’adhésion des acteurs, puis participe à leur mise en œuvre, gardant toujours le dialogue ouvert sans perdre de vue l’objectif initial.

Mon implication remonte à longtemps :

Accréditation ISO (1996-1997). Le Conseil du trésor voulait imposer cette accréditation aux architectes fournissant des services au gouvernement du Québec. Le CA de l’Ordre considérait cette exigence comme inéluctable. J’ai mené cabale. Un vote unanime d’une assemblée générale a demandé au CA de négocier le retrait de cette exigence. Mandaté pour représenter l’Ordre dans cette négociation, j’ai su présenter des arguments convaincants et le Conseil du trésor est revenu sur sa décision.  

Manuel canadien de pratique de l’architecture (1998-1999). J’ai fait partie, à la demande de l’Ordre, du comité de rédaction de la première édition du MCPA, responsable de la structure et de la révision complète du contenu, un travail effectué en collégialité avec les autres membres du comité pancanadien. Le Manuel a rapidement été adopté comme norme de référence au Canada. J’ai été rappelé pour la deuxième édition de 2009.

Membre du CA de l’OAQ (2003-2008). J’ai alors initié ou fortement contribué à régler les dossiers suivants :
• Création des nouveaux examens d’admission canadiens EXAC remplaçant les examens NCARB dont la lourdeur et le manque d’adéquation avec les réalités de notre pratique freinaient injustement l’accès à la profession;
• Mise en place du programme de formation continue obligatoire
• Élaboration du Règlement sur l’exercice de la profession d’architecte en société.

Comité d’architecture et d’urbanisme (CAU) et Comité Jacques-Viger de la Ville de Montréal (2002-2019). Nommé au CAU en 2002, reconduit lors de la création du Comité Jacques-Viger en 2012, vice-président en 2013, puis président de 2014 à 2019, j’ai été appelé à évaluer la qualité des propositions et leur impact sur la Ville. Devenu président, j’ai mis en place les mesures qui ont positivement restructuré le Comité, dont le code d’éthique et les règles de procédures internes.  

Comme président de l’OAQ, j’agirai en collégialité pour donner aux architectes les moyens de leurs ambitions. Je proposerai entre autres :
• des mesures favorisant le développement durable et la protection du patrimoine,
• des outils de soutien à la pratique, incluant un guide sur l’établissement des honoraires,
• la poursuite du travail sur la Stratégie québécoise de l’architecture,
• la révision du titre des stagiaires et leur intégration complète au sein de l’Ordre. 

Je m’assurerai de plus qu’on évite toute nouvelle augmentation de cotisation. On en reparle bientôt…


Message de Philippe Drolet, candidat à la présidence

Mesdames, messieurs, architectes, 

APRÈS CINQUANTE ANS DE « LA LOI SUR LES ARCHITECTES »

Une nationalisation de l’architecture 

Dans la foulée identitaire du Québec des années 70, « La loi sur les architectes » a tissé une toile de compétence en architecture, par l’octroi du permis d’architecte, ayant pour objectif la protection du public. C’est ce que j’appelle une nationalisation de l’architecture, puisqu’elle dessert l’ensemble des québécois, dans un intérêt commun.

Un architecte est formé à valoriser l’architecture qui est une expression de la culture. En conséquence, la création architecturale, la qualité des constructions, leur insertion dans le milieu environnant, le respect du paysage naturel et urbain ainsi que la reconnaissance du patrimoine sont d’intérêt public.

De ce fait, Québec s’est assuré que les investissements de l’argent public desserviraient la pérennité de ses infrastructures, pour le mieux-être de sa population, pour son développement et celui des générations futures. 

La formation en architecture, accréditée avec vigilance, garantit à la population des professionnels compétents pour réfléchir à l’avenir de son cadre bâti. Force est d’admettre que trop souvent l’architecte joue un rôle de simple exécutant où les compétences sont réduites par les cycles de gouvernances, à des impératives de hâte ou en compétitivité de service économique. 

Ainsi les préoccupations des architectes sont distraites par des inégalités de conditions contractuelles et de commande ne leur permettant pas d’agir au profit de l’environnement bâti.

L’ordre des architectes devrait être ainsi, par force de loi, le chef d’orchestre des commandes publiques variées, en accord avec l’habilité souveraine des architectes, afin d’assurer la transversalité d’une saine protection du public et par le fait même, valoriser auprès des citoyens québécois une structure de compétence durable pour son développement.

Une excellence qui dépasse les frontières
A l’aube de l’ouverture des marchés qui est maintenant en application, les architectes savent qu’il faudra demeurer compétitif en terme de planification d’infrastructures publiques quant à son innovation et à sa qualité en vue d’exceller.  Ces pratiques s’exerceront alors dans une structure souple et orchestrée facilement appropriable par les architectes. Par une stabilité respectueuse des exigences québécoises relatives aux règles d’attribution de la commande, les architectes pourront mettre en valeur leurs compétences pour une exportation du savoir faire, maximisant les retombées économiques de cette ressource québécoise. 

Une commande québécoise orchestrée tel un équipement de fine pointe
En résumé, nous sommes bien formés pour matérialiser l’expression culturelle ci-haut mentionnée,  protégeant par le fait même l’intérêt public. Toutefois, pour se faire nous avons besoin que tous les autres professionnels, œuvrant à l’industrie de la construction, collaborent à l’orchestration contractuelle, souvent inégale ou contradictoire par le manque de transversalité. L’adaptation continuelle des architectes à cet état actuel des commandes, distrait l’attention requise de l’enjeu fondamental et primordial qu’est la recherche du design d’expression culturelle locale aux ambitions universelles. 

Un peu comme l’équipement de fine pointe pour le médecin spécialiste, une commande québécoise orchestrée deviendra un équipement de fine pointe et permettra à l’ensemble des québécois, de bénéficier des retombées de l’émergence d’une pratique d’excellence en architecture.  


Éric Biard, candidat (région 4, Montréal)

Cher(ère)s collègues,

Nous sommes passionnés par notre profession, nous excellons à la résolution de problèmes fonctionnels et techniques, nous sommes animés par nos clients, nous vivons de notre travail et rêvons même à nos projets. Cela ne fait pas de doute. Il est donc primordial que nos valeurs de travail se maintiennent et s’améliorent même. Tout comme notre propre santé, la santé de notre profession doit être une priorité. Il faut que celle-ci soit reconnue et que ses membres soient aptes à bien communiquer leur contribution à la société. La «santé» de notre profession passe par la satisfaction et le bien-être de ses membres.

Lors de mon mandat à titre d’administrateur de la région de Montréal, je souhaite mettre sur pied un nouveau comité dédié à la satisfaction des membres. Ce comité sera à leur écoute sur tous les sujets relatifs à l’exercice de leur profession; connaissance, reconnaissance, publicité, mise en valeur, éducation citoyenne, etc. Celui-ci recueillerait les demandes via le site internet de l’OAQ. Ce comité se voudrait avant tout une plateforme d’échange entre architectes et l’Ordre. Des activités de discussions et de représentation pourraient également être instaurées.

Je souhaite aussi travailler à une meilleure diffusion de la connaissance de notre travail au sein de la société. Dans ma pratique de tous les jours, j’ai la conviction de contribuer à améliorer la vie des utilisateurs pour lesquels nos projets sont destinés, que ce soit des établissements d’enseignement scolaires ou de santé. Les donneurs d’ouvrage public connaissent bien la plus-value de notre travail et reconnaissent en nous notre créativité, mais aussi notre travail rassembleur et de gestionnaire global. Nous sommes tous conscients et convaincus de l’apport que nous avons sur le cadre bâti, quelles que soient la nature et l’envergure du client, qu’il soit privé ou public. Dans le respect de la loi sur la publicité, des initiatives de diffusion seront élaborées.

Le contexte actuel bouillonnant en construction est à mon avis une occasion idéale de rejoindre les citoyens afin de les informer sur la plus-value de notre travail. Je proposerai également des partenariats avec les arrondissements de Montréal avec la mise sur pied d’événements publics du type « Les Architectes de votre quartier », ou des journées portes ouvertes des bureaux ou la diffusion de capsules d’information web.

Je m’impliquerai aussi activement aux divers comités afin de poursuivre le travail entamé et apporter de nouvelles idées qui feront avancer l’ensemble de sujets qui animent de notre profession.


Carolyne Fontaine, candidate (région 4, Montréal)

« Imaginer l’OAQ de demain.» C’est avec cette prémisse que le comité stratégique, le personnel de l’OAQ et nous les membres du CA avons élaboré ensemble notre dernier plan stratégique. Un plan stratégique qui cadre parfaitement avec les raisons qui m’ont incité à solliciter un premier mandat comme administratrice il y a trois ans. J’avais alors déjà ressenti ce désir de changement dans cet OAQ piloté par une femme remarquable. Aujourd’hui, l’OAQ rayonne sur les médias sociaux, il se positionne avec aplomb, il intensifie son leadership et grâce à ses accomplissements des dernières années, le gouvernement a récemment annoncé le lancement de travaux liés à la stratégie québécoise de l’architecture. Bravo à l’OAQ! Cependant, il reste encore beaucoup à faire. Nous architectes le savons. Cette audacieuse décision d’actualiser la mission, la vision et les valeurs de l’ordre nous donne maintenant les moyens de nos ambitions. 

Nous avons établi la valorisation de l’architecture et de la profession d’architecte comme un incontournable. En tant que présidente du comité d’inspection professionnelle (CIP), outre l’accompagnement que nous proposons maintenant aux membres, une mesure mise en place durant mon mandat, j’aspire à développer des stratégies nous permettant d’agir en amont. Dotons-nous d’outils d’aide à la pratique qui permettront d’augmenter notre efficacité, d'accroître notre savoir, de diversifier nos compétences et de mieux encadrer notre pratique. Accompagnons nos membres dans la mise en place de pratiques innovantes et durables, là où il y a urgence d’agir. Intensifions le dialogue avec le public. L’OAQ marque déjà son leadership en se positionnant publiquement sur les enjeux liés à l’aménagement bâti, mais chaque membre a aussi un rôle à jouer pour mieux faire connaitre nos champs d’activité et les étapes d’un processus de conception. Ensemble, faisons reconnaitre nos compétences et l’importance de l’architecture. 

Du côté des quatre valeurs nouvellement identifiées, l’inclusion et celle qui m’interpelle le plus, par son invitation à encourager la bonne pratique, l’innovation et les ouvrages à caractères distinctifs. L’inclusion doit être comprise dans son sens large et amener à la collaboration multidisciplinaire. Elle doit être un gage de possibilités pour les architectes de la relève. L’inclusion implique l’adéquation de l’architecture à notre vaste territoire québécois, à ses particularités, à ses cultures, à ses utilisateurs, à son passé, à la compréhension des enjeux locaux et régionaux et à son époque.  Mon parcours professionnel m’a amené à travailler majoritairement avec des personnes dont les horizons sont différents des miens. Ces différences n’ont jamais été des obstacles. Elles sont plutôt une opportunité de démarche collaborative qui ouvre la porte aux solutions porteuses d’expressions architecturales nouvelles. 

Au cours des trois prochaines années, je souhaite continuer le travail amorcé au sein du CA et du CIP. Afin de relever ce défi, je sollicite un second mandat. Merci de me donner votre appui en votant pour moi.  

Je vous invite également à consulter mon curriculum vitae et ma déclaration sur le site de l’OAQ.  


Marc Labrèque, candidat (région 4, Montréal)

Ma candidature repose sur quatre points : l’implantation de la Stratégie québécoise de l’architecture, la reconnaissance de la profession, la fonction d’un architecte en chef et l’intégration des nouvelles technologies dans la profession. Je profite de cette opportunité offerte par l’Ordre d’expliquer plus longuement mes deux premiers points qui vont aider à faire rayonner davantage notre profession dans la sphère publique.

En avril 2018, le lancement du Livre blanc pour une Politique nationale d’architecture est un premier pas vers un meilleur cadre bâti au Québec. L’annonce de la ministre Roy, en avril dernier,démontre que les gouvernements sont prêtsàagir.Selon moi, il est clair que l’Ordre, avec une nouvelle présidence, doit poursuivre le travail réalisé et engager davantage le public et les décideurs à faire mieux pour notre cadre bâti au Québec.

Le Livre blanc et la Stratégie québécoise vont aider à mettre de l’avant notre ordre et notre profession comme un acteur de premier plan en ce qui a trait à la qualité du cadre bâti et de l’influence que nous pouvons avoir sur notre environnement, qu’il soit bâti et/ou naturel. L’Ordre, son président et ses administrateurs doivent continuer la discussion avec le grand public et les décideurs afin d’obtenir une plus grande adhésion àune politique nationale d’architecture. Peut-être faut-il plus d’ateliers, de conférences grand public, d‘échanges ou d’autres activités qui permettront à l’Ordre et à notre profession de mieux expliquer l’importance d’avoir une politique nationale de l’architecture ? Nous ne pouvons qu’en bénéficier ! À titre d’administrateur, je m’engage à poursuivre le travail déjà amorcé ainsi qu’à discuter davantage avec les décideurs et tous les Québécois.

Comme deuxième volet, la reconnaissance de la profession doit être renforcée dans les débats publics et à travers l’entretien d’un dialogue avec tous les Québécois. Nous sommes tous (les architectes et ceux qui gravitent autour de nous) convaincus que nous apportons une contribution significative à la société. Notre profession et notre métier doit continuer à se tailler une place de plus en plus importante dans les débats publics. Notamment avec la promotion de la politique nationale de l’architecture et les diverses prises de positions de l’Ordre. Ceci a permis à l’Ordre et ses membres de bonifier adéquatement le discours public sur l’aménagement du territoire et de notre cadre bâti.

En continuant de prendre position publiquement avec un discours accessible sur les enjeux actuels de l’architecture et de l’occupation du territoire, l’architecte, tant en pratique publique que privée, doit devenir un acteur de premier plan ; voir un conseiller stratégique pour les organismes publics, les entreprises privées et le grand public. Ceci nous permettra d’être l’atout important des donneurs d’ouvrages et d’être à la table lorsque des décisions doivent être prises pour leurs installations. À titre d’administrateur, je souhaite que l’Ordre amorce une discussion et rehausse l’importance de notre profession, surtout avec l’urgence des changements climatiques et l’influence que les technologies auront sur tous.


Laurent Mercure, candidat (région 4, Montréal)

Chers collègues architectes, 

Je me présente à vous avec le désir de représenter vos intérêts sur le conseil d’administration de l’Ordre des Architectes du Québec. Gradué de l’Université de Montréal en 2014, j’ai exercé dans trois bureaux montréalais de différentes envergures au cours des sept dernières années. Ces expériences m’ont permis de voir des modèles variés de pratique de l’architecture tout en identifiant des défis récurrents auxquels les architectes font face. J’ai orienté ma pratique vers la standardisation et l’optimisation des processus autant en ce qui a trait aux dessins (BIM) qu’à la gestion de projet.  

À mon avis, ma situation d’architecte salarié me distingue des administrateurs actuels et des autres candidats. En effet, même si les architectes salariés du domaine privé représentent +/ 37% de la profession (Emploi Québec, 2016) aucun employé de ce secteur n’est présent parmi les 10 membres élus du conseil d’administration. Ma présence à la table du conseil permettrait de diversifier les points de vue, de remettre en question certaines idées préconçues et d’assurer une meilleure représentativité des membres.

L’implication associative a toujours été une passion, voire même une réelle vocation pour moi. Dans mes implications plus marquantes, j’ai siégé sur le conseil d’administration du Collège Bois-de-Boulogne lors de mes études collégiales. Par la suite, durant mon parcours universitaire en architecture, j’ai défendu le portefeuille académique pendant cinq ans tout en assurant le respect et l’application des règles universitaires. J’ai également représenté les étudiants d’architecture aux instances de la Fédération des Associations Étudiantes du Campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), pour ensuite y être élu comme administrateur représentant l’ensemble des étudiants de 2e cycle de l’Université de Montréal. Je suis un délégué analytique et impartial qui apprécie travailler dans le meilleur intérêt du groupe qui m’accorde sa confiance. Mon implication durant mes études a été récompensée par la Fraternité professionnelle américaine avec l’obtention de la médaille Alpha Rho Chi « décernée à un individu démontrant un leadership exceptionnel et qui représente, par son attitude et sa personnalité, l’un des meilleurs espoirs pour l’avenir de la profession. » 

Je pense que je suis la personne qu’il faut pour vous représenter sur le conseil d’administration de l’OAQ, en particulier grâce à mon aptitude à la collaboration participative, ma rigueur, mon professionnalisme et mon dévouement pour le respect des lois, codes et règlements qui régissent la profession d’architecte. Je crois également que ma présence au conseil d’administration permettrait d’apporter une voix à la nouvelle génération d’architectes et aux enjeux qui les touchent dans l’exercice de la profession. La relève fait face à des défis de taille autant technologiques qu’environnementaux, ainsi qu’au manque de législation encadrant ces domaines de pratiques. Dans une perspective de protection du public, ces défis demandent réflexion puisqu’ils ont des conséquences sur la qualité du processus de création du cadre bâti. 

Plus qu’encourager la relève, votez pour moi est une action concrète pour la soutenir.

En espérant pouvoir compter sur votre appui.


Rodrigue Paulin, candidat (région 4, Montréal)

Je pratique l’architecture à Montréal depuis plus de quarante ans. Au cours de ces années, j’ai oeuvré en pratique privée et dans divers domaines de l’architecture. J’ai aussi une expérience en enseignement des techniques de l’architecture et en design de l’environnement. 

Je pose ma candidature au poste d’administrateur au Conseil d’administration de l’OAQ dans le but de renouer avec mon implication dans les affaires de la pratique professionnelle et prendre contact avec la jeune génération d’architectes qui façonne l’image de nos villes. J’aimerais contribuer et participer aux travaux visant à doter le Québec d’une Stratégie québécoise de l’architecture et défendre un sujet qui me tient à coeur et qui nous concerne tous, soit l’importance du rôle de l’architecte dans notre société québécoise. 

Un des premiers objectifs à atteindre est de compléter la mission que s’est donné notre ordre professionnel depuis des années, soit la Refonte de la Loi sur les architectes. Certaines dispositions de cette Loi dénaturent le rôle de l’architecte et son importance dans la société. Cette Loi n’accorde pas toute l’importance que l’architecture doit avoir et nous cantonne, comme architectes, dans une zone limitée du domaine de la construction. Ainsi, l’article 16.1 de cette loi décrit les limites de notre champ de pratique alors que l’article 5.1 de la Loi permet à l’Ordre de déterminer et d’accorder un droit de pratique à « des classes de personnes autres que des architectes ». 

Posons-nous cette première question : est-ce que l’architecte est un subalterne de l’Industrie ou un témoin majeur de notre Culture ? 

Et cette seconde question : pourquoi ne pas nous faire des alliés avec tous les autres professionnels de l’architecture qui sont visés par l’article 5.1 de la Loi ? 

Je vous assure de ma disponibilité, de mon intérêt et de mon enthousiasme, à participer aux travaux du 

Conseil d’administration de l’Ordre pour le bénéfice du public et pour l’affirmation de notre Culture. 

Je vous invite à consulter mon site Internet qui illustre de façon plus détaillée mon champ de compétence. L’adresse de mon site est la suivante: www.paulin-architecte.ca. 


Jean-François St-Onge, candidat (région 4, Montréal)

C’est avec grand plaisir que je pose ma candidature au poste d'administrateur de l'OAQ pour la région de Montréal.

L’architecture sculpte notre cadre bâti et met en scène le théâtre de notre quotidien. Depuis le confort de notre maison, à nos lieux de travail, des bancs d’école jusqu’aux lieux culturels ou sportifs que nous fréquentons régulièrement, l’architecture nous concerne tous et c’est pourquoi il est important d’en faire un sujet d’intérêt public. Je crois entre autres qu’un dialogue entre les sphères académique, professionnelle et publique est bénéfique pour le développement de notre métier et c’est pourquoi j’y travaille activement.

Je me suis engagé pendant plusieurs années au CCU de Verdun afin de contribuer socialement et collectivement au développement de la ville. Je pense qu’il est important de mettre à profit notre expertise dans les domaines de l’urbanisme, du design, de l’architecture et du patrimoine pour éclairer les conseils d’arrondissements sur les différentes questions touchant l’aménagement urbain. J’ai aussi participé à la réflexion entourant les grands enjeux de notre époque, comme la reconstruction de Lac Mégantic et à une plus grande échelle, la préservation du Littoral qui m’a d’ailleurs amené à participer à « (ré)Habiter le fleuve » pour la Maison de l’architecture du Québec. Mon implication dans la sphère académique, de l’école secondaire au niveau universitaire, me permet aussi de contribuer concrètement à la promotion de l’architecture et de redonner à travers un partage des connaissances. Finalement, en participant à différentes conférences, je souhaite aussi favoriser le dialogue entre collègues architectes pour faire évoluer la profession, mais également sensibiliser le grand public et d’autres corps de métier aux enjeux de l’architecture d’aujourd’hui. Je crois qu’il est primordial de parler d’architecture et de sensibiliser les gens aux enjeux contemporains auxquels nous sommes confrontés au quotidien et c’est entre autres ce que je souhaite apporter en tant qu’administrateur de l’OAQ.

Pour toutes ces raisons, je souhaite m’engager auprès du conseil d’administration de l’OAQ et j’espère que vous me donnerez votre appui afin que je puisse mettre mon dévouement et ma détermination au profit de l’organisation.