Esquisses, vol. 22, no 2, été 2011

L'OAQ au Conseil des architectes d’Europe

Photo : Jordan Prestrot
Photo : Jordan Prestrot

Les 1er et 2 avril dernier, les délégués du Conseil des architectes d’Europe (CAE) se sont réunis à Dublin pour la première de leurs deux assemblées annuelles. Le président de l’Ordre, André Bourassa, faisait partie des invités internationaux de cette assemblée, au cours de laquelle il a présenté aux nombreux délégués présents un exposé portant sur la profession d’architecte au Canada et les conditions d’admission et d’exercice qui la gouvernent.

Cette allocution faisait suite à celle qu’il avait présentée à Bruxelles, deux jours auparavant, devant les représentants de la Commission européenne chargés de la négociation de l’accord économique et commercial global Canada-Europe.

André Bourassa a réitéré la volonté des ordres canadiens de conclure un arrangement de reconnaissance mutuelle (ARM) avec leurs collègues d’Europe. Il voit dans ces discussions une occasion d’améliorer la qualité de l’exercice de la profession ici et en Europe. « Ce projet d’ARM Canada-Europe est important pour notre pays. Il est une occasion unique de s’unir pour améliorer la qualité de la formation des architectes et d’optimiser les conditions d’exercice de la profession. Il est d’ailleurs important pour la profession de rappeler à nos gouvernements que l’objectif principal d’un ARM dans le domaine de l’architecture doit être la qualité de l’architecture et l’amélioration du cadre bâti. Cela pour le bien du public et de nos collectivités. »

Enfin, le président a souligné l’importance, pour les ordres et organismes qui réglementent la profession d’architecte dans le monde, de sensibiliser les négociateurs gouvernementaux aux dimensions culturelles, sociales et techniques qui sous-tendent la pratique de l’architecture. Ces dimensions sont trop souvent ignorées dans la négociation d’accords commerciaux, a-t-il rappelé.

 

 

QUESTION DE CULTURE!

Un ministre des Travaux publics qui se prononce en faveur d’une meilleure qualité architecturale et de budgets accrus consacrés à l’architecture durable : voilà qui est plutôt inusité, surtout dans un pays comme l’Irlande, rongé par la crise économique! C’est pourtant l’essentiel du discours qu’a livré le ministre Brian Hayes (Office for Public Works) lors de son allocution devant le Conseil des architectes d’Europe.

Alors que s’effondrent les investissements immobiliers et que les architectes irlandais quittent l’île pour des cieux plus prometteurs, l’Irlande a adopté un programme encourageant les stagiaires en architecture à accumuler plus d’expérience pratique. Plus encore, la République a mis en place des procédures d’attribution de la commande publique favorisant les agences de taille modeste, malgré l’engouement pour les partenariats public-privé.

Pour le futur, l’Irlande s’est en outre dotée d’une ambitieuse politique gouvernementale de l’architecture 2009-2015, dans la foulée d’une réflexion amorcée en 1997. Le gouvernement y reconnaît d’emblée « la place de l’architecture dans la société comme une expression de la culture, de l’esthétique et des valeurs sociales à la fois passées et présentes » et souligne l’importance des défis futurs afin de « forger un environnement durable de qualité ».

Ces affirmations reprennent les recommandations européennes. Concrètement, Brian Hayes a rappelé aux architectes la législation irlandaise, qui prévoit que tous les bâtiments publics soient universellement accessibles d’ici 2022, ainsi que les objectifs de 30 % de réduction des émissions de CO2 des bâtiments d’ici 10 ans, comme l’impose l’Union européenne. La question à cent piastres : quand nos gouvernements prendront-ils de pareils engagements?

Photo : Jordan Prestrot
Photo : Jordan Prestrot

Les 1er et 2 avril dernier, les délégués du Conseil des architectes d’Europe (CAE) se sont réunis à Dublin pour la première de leurs deux assemblées annuelles. Le président de l’Ordre, André Bourassa, faisait partie des invités internationaux de cette assemblée, au cours de laquelle il a présenté aux nombreux délégués présents un exposé portant sur la profession d’architecte au Canada et les conditions d’admission et d’exercice qui la gouvernent.

Cette allocution faisait suite à celle qu’il avait présentée à Bruxelles, deux jours auparavant, devant les représentants de la Commission européenne chargés de la négociation de l’accord économique et commercial global Canada-Europe.

André Bourassa a réitéré la volonté des ordres canadiens de conclure un arrangement de reconnaissance mutuelle (ARM) avec leurs collègues d’Europe. Il voit dans ces discussions une occasion d’améliorer la qualité de l’exercice de la profession ici et en Europe. « Ce projet d’ARM Canada-Europe est important pour notre pays. Il est une occasion unique de s’unir pour améliorer la qualité de la formation des architectes et d’optimiser les conditions d’exercice de la profession. Il est d’ailleurs important pour la profession de rappeler à nos gouvernements que l’objectif principal d’un ARM dans le domaine de l’architecture doit être la qualité de l’architecture et l’amélioration du cadre bâti. Cela pour le bien du public et de nos collectivités. »

Enfin, le président a souligné l’importance, pour les ordres et organismes qui réglementent la profession d’architecte dans le monde, de sensibiliser les négociateurs gouvernementaux aux dimensions culturelles, sociales et techniques qui sous-tendent la pratique de l’architecture. Ces dimensions sont trop souvent ignorées dans la négociation d’accords commerciaux, a-t-il rappelé.

 

 

QUESTION DE CULTURE!

Un ministre des Travaux publics qui se prononce en faveur d’une meilleure qualité architecturale et de budgets accrus consacrés à l’architecture durable : voilà qui est plutôt inusité, surtout dans un pays comme l’Irlande, rongé par la crise économique! C’est pourtant l’essentiel du discours qu’a livré le ministre Brian Hayes (Office for Public Works) lors de son allocution devant le Conseil des architectes d’Europe.

Alors que s’effondrent les investissements immobiliers et que les architectes irlandais quittent l’île pour des cieux plus prometteurs, l’Irlande a adopté un programme encourageant les stagiaires en architecture à accumuler plus d’expérience pratique. Plus encore, la République a mis en place des procédures d’attribution de la commande publique favorisant les agences de taille modeste, malgré l’engouement pour les partenariats public-privé.

Pour le futur, l’Irlande s’est en outre dotée d’une ambitieuse politique gouvernementale de l’architecture 2009-2015, dans la foulée d’une réflexion amorcée en 1997. Le gouvernement y reconnaît d’emblée « la place de l’architecture dans la société comme une expression de la culture, de l’esthétique et des valeurs sociales à la fois passées et présentes » et souligne l’importance des défis futurs afin de « forger un environnement durable de qualité ».

Ces affirmations reprennent les recommandations européennes. Concrètement, Brian Hayes a rappelé aux architectes la législation irlandaise, qui prévoit que tous les bâtiments publics soient universellement accessibles d’ici 2022, ainsi que les objectifs de 30 % de réduction des émissions de CO2 des bâtiments d’ici 10 ans, comme l’impose l’Union européenne. La question à cent piastres : quand nos gouvernements prendront-ils de pareils engagements?