Esquisses, vol. 22, no 4, hiver 2011-2012

Billet du rédacteur en chefLe sens de l'avis

Pierre Frisko

C’est l’histoire d’un dossier compliqué. C’est l’histoire d’un organisme gouvernemental qui semble tirer dans toutes les directions en même temps. Et c’est l’histoire d’une installation olympique dont on veut planifier l’avenir en l’encombrant toujours davantage de présent.

Comme si le passé n’était pas suffisamment lourd à traîner.

Pourtant, la mise sur pied d’un comité-conseil nous semblait de bon augure. Enfin, croyait-on, on allait se pencher sur l’ensemble du Parc olympique. Après toutes ces années où on ajoutait un cinéma par ci et un stade de soccer par là en continuant de faire des rapports annuels comme si tout allait bien, la consultation était un premier pas dans la bonne direction.

La première partie du rapport du comité est attendue pour décembre. Une suite est attendue plus tard. Si nous avons bien compris, la première partie portera sur l’avenir urgent. La deuxième sur l’avenir moins pressant. Ou l’inverse.

Mais la RIO ne pouvait se contenter de réfléchir à l’avenir en toute quiétude.

Elle a donc lancé un plan d’action de 7 M$ sur trois ans. Embauché un nouveau président-directeur général. En même temps qu’elle tenait sa consultation publique. Plus le Planétarium. L’esplanade dont peu de gens soupçonnaient l’existence a été rebaptisée Esplanade Financière Sun Life. Et toujours le foutu toit.

La beauté de la chose, c’est qu’enfin, on semble s’intéresser à l’avenir du Parc olympique.

Maintenant, tant qu’à s’y intéresser, pourquoi ne pas se donner la peine de procéder dans l’ordre ?

 

Le stade en construction, octobre 1974<br \>Photo : Archives de la Ville de Montréal (VM94-D175-017)