Ils ont beau détenir une expertise pointue en ferblanterie, en taille de pierre ou encore en maçonnerie, leurs méthodes intégrant des techniques anciennes bousculent les habitudes sur les chantiers. C’est peut-être un peu pour ça qu’au Québec, les artisans des métiers d’art liés à l’architecture et au bâtiment sont une espèce à part dans l’écosystème de la construction. Qu’à cela ne tienne, des architectes ont su trouver en eux des alliés capables de traduire leurs préoccupations en matière de qualité, de durabilité et d’esthétique. Mais ces spécialistes se font rares : le Conseil des métiers d’art du Québec en regroupe moins de 150. Et ils ont encore beaucoup à faire pour être reconnus à leur pleine mesure, comme le sont notamment leurs homologues français.

 

Articles du dossier

Renaissance et reconnaissance - Rafraîchir la mémoire
À l’ère du préfabriqué, ferronniers d’art, tailleurs de pierre et autres artisans de l’architecture et du bâtiment luttent contre l’oubli des savoir-faire traditionnels. Heureusement, le retour à des valeurs d’identité, de continuité et de développement durable joue en leur faveur.

 

Nombre d’artisans par métier - Grappes artisanales

 

Architectes et artisans - Un rapport d’experts
Pour un architecte, travailler avec un bon artisan est un peu comme remonter dans le temps, à une époque où les méthodes de construction étaient fort différentes. Cela demande un peu de lâcher-prise, mais permet d’obtenir des résultats hors de l’ordinaire.

 

Portraits d’artisans
Benoît Le Vergos, couvreur ornemaniste
Mathieu Patoine, sculpteur ornemaniste et ébéniste 
Marco Deslandes, ferronnier d’art
Adrien Bobin, tailleur de pierre

 

Comme il y a 100 ans - Artistes, architectes et artisans
L’intérêt pour l’intégration  du travail artisanal en architecture n’en est pas à  son premier retour. Déjà, dans les années 1900, des architectes canadiens en avaient fait leur cheval de bataille.

 

L’artisanat à la française - Passation des savoirs
En France, la notion d’artisan du bâtiment englobe autant les petits entrepreneurs en construction que les artisans des métiers d’art. Ces derniers sont loin de s’en formaliser, car ils sont les héritiers de traditions déjà hautement valorisées.