Exposition Le Parloir – L’Empreinte

Alain Carle Architecte

Lieu:

Capitale-Nationale

« Tout est un récit avant d’être un fait » – Jacques Rancière

Le projet LE PARLOIRL’EMPREINTE s’insère dans le cycle des expositions organisées par l’École d’architecture de l’Université Laval.

Cette installation prend forme à partir d’une lecture de l’espace, autrefois un ancien parloir du Grand Séminaire de Québec où d’emblée, la fonction est caractérisée en tant que paysage en soi. Il est donc référentiel, laissant place à un narratif de fiction : celui d’un lieu de rencontre, de convergence entre le monde extérieur et celui des habitants isolés du couvent d’alors. Ainsi, nous nous intéressons à l’histoire non pas comme source identitaire, mais comme prétexte à des faits imaginés de cet espace, qui est et fut un lieu d’échange, un espace d’extériorité, et d’altérités.

L’Empreinte

Prenant la forme d’une masse de feutre, dont les contours sont la résultante des formes ceinturant celle-ci, l’installation suggère à un déambulatoire interne nouveau où les passants s’offrent un temps d’occupation variable dans l’espace où est présenté un programme de projections.

L’altérité

Ainsi, le parloir se recrée par la présence d’un extérieur à soi, un désir de l’autre, ici symbolisé par l’œuvre filmique. Les films présentés privilégient le paysage comme fiction et révélant un intérêt pour les notions d’extériorité et d’altérité lié à notre recherche. Chacun d’eux a été choisi pour les liens qu’ils tissent avec les paysages qui ne se représente pas comme toile de fond d’un récit, mais bien comme une présence en soi, un personnage qui construit la fiction.

L’acte architectural (ici représenté sous forme d’installation) est ultimement une transfiguration du réel par l’ajout d’écritures spatiales variées, s’articulant avec le déjà là, le déjà vu.  L’architecture est ainsi libérée de son statut d’objet en soi, d’une nature autoréférentielle et devient, à l’ombre des nouveaux paradigmes sociaux se dessinant devant nous, un dispositif fabriquant notre paysage collectif.

Lieu:

Capitale-Nationale