Immeubles infinis    

Prix du public 2019

Immeubles en un immeuble Le 2e sous-sol d’une résidence de 4 étages n’offrant qu’une faible hauteur sous plafond de 6’6’’, les collectionneurs d’art propriétaire ont commandé à leur architecte deux installations dont ce dernier leur avait précédemment parlé. L’une et l’autre, réflexions et commentaires sur l’architecture de demain, transforment d’écrasants volumes de départ en support d’infini par l’utilisation de matériaux simples. Miroir, portes d’armoires et cloisons standards. Passage réfléchi La première installation, Passage réfléchi, convertit un étroit corridor en immeuble multi-étagé infini. Pour obtenir cet effet, les surfaces de plancher et plafond sont recouvertes de miroir. Ce premier immeuble dans un immeuble, aux étages infinis tant vers le bas que vers le haut est bardé sur un de ses flans de portes d’armoires qui deviennent par leur démultiplication, panneaux de revêtement de façade. Emprunter ce passage conduit à un intrigant volume d’aluminium monolithique. Immeuble infini La deuxième installation se loge dans la pièce fermée au revêtement métallique de 4 mètres de côté (14’ x 14’) et 2 mètres (6’6’’) de hauteur sous plafond. La totalité (100%) de ses faces intérieures (plancher, murs et plafond) est recouverte de miroir. L’ouverture de la porte d’entrée crée un aplat de lumière perçu module de mur rideau. L’individu générique que l’on peut voir sur les images soumises se trouve devant la fenêtre de l’unité où il loge, au Xe étage. Réfléchi à l’infini dans toutes les directions ce module génère une façade, un Immeuble infini. Là encore, un immeuble dans un immeuble, thème cher à l’architecte. Note importante, les images présentées n’ont fait l’objet d’aucune retouche ou montage photo, il s’agit des effets visuels perçus, vécus sur place. Une simple caméra a été déposée dans l’embrasure de la porte, devant le figurant.

Jean-Maxime Labrecque