Organismes « verts »

Organismes « verts » des secteurs de la construction et de l'urbanisme durables

Cette rubrique s'intéresse aux organismes « verts » actifs dans les secteurs de la construction et de l'urbanisme durables.

 

Conseil du bâtiment durable du Canada

Fondé en 1982, le Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa) est un organisme à but non lucratif regroupant architectes, ingénieurs et divers intervenants de l’industrie de la construction. La section québécoise, qui existe depuis 2003, compte environ 600 membres.

Le CBDCa favorise la construction de bâtiments écologiques et l’aménagement durable des collectivités. Cela passe essentiellement par la certification LEED, qu’il adapte au climat canadien et dont il est l’organisme certificateur. Conséquemment, il forme et agrée les professionnels, dont les fameux « PA LEED ».

Le Conseil élabore des programmes et des outils destinés à verdir les bâtiments. Parmi ceux-ci, citons Cap vert, un outil qui permet de mesurer les consommations d’eau et d’énergie d’un bâtiment et de le comparer afin d’améliorer ses performances, et La croissance intelligente, adaptation du Smart Growth créé en Colombie-Britannique et visant à optimiser l’utilisation du sol dans les aménagements urbains.

Au Québec, l’organisme tient une dizaine de conférences et colloques par année. Les Bâtisseurs écologiques de l’avenir, qui organisent par exemple les causeries CafÉco, forment la branche jeunesse du CBDCa.

La présidence canadienne est assurée par l’architecte ontarienne Lisa Bate. Son confrère Charles-Henri Brunet préside quant à lui la section québécoise.

 

Conseil de l’enveloppe du bâtiment du Québec

Depuis 1989, le Conseil de l’enveloppe du bâtiment du Québec (CEBQ) sert de centre d’échanges et de renseignements en plus d’offrir des ressources techniques à ses 500 membres, dont 60 % sont employés par des bureaux d’architectes. Les autres membres sont des donneurs d’ouvrage, des manufacturiers, des entrepreneurs, des ingénieurs et des chercheurs.

Soucieux de partager les connaissances sur l’enveloppe du bâtiment et de favoriser les transferts technologiques, le CEBQ organise au moins huit conférences par an. Le 26 septembre prochain, il célébrera d’ailleurs sa 200e conférence sur le toit du Palais des congrès de Montréal. Par ailleurs, l’Ordre des architectes du Québec participe chaque année à l’organisation de son colloque annuel, qui a lieu à l’automne. Les conférences et colloques tenus par le CEBQ sont tous reconnus comme formation dirigée par l’Ordre.

Mario Gonçalves est le président du CEBQ.

 

Équiterre

Créé par de jeunes Québécois dans la foulée du Sommet de la Terre de Rio, en 1992, cet organisme à but non lucratif porte le nom d’Équiterre depuis 1998. Sa mission est d’inciter les citoyens à faire des choix écologiques, équitables et solidaires. Son leitmotiv, « Changer le monde un geste à la fois », se décline dans différentes sphères de la vie quotidienne : nourriture, transport, jardinage, consommation, habitation.

Équiterre soutient des projets de recherche et de sensibilisation. Il intervient aussi sur la place publique et auprès des décideurs pour faire progresser la réglementation ou les habitudes de consommation. En outre, il gère certaines politiques publiques. Par exemple, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs lui a confié la mise en œuvre de Feu vert, un programme de retrait ou de remplacement des appareils de chauffage au bois dans l’île de Montréal.

En ce qui concerne l’habitation, Équiterre se concentre essentiellement sur les enjeux d’efficacité énergétique. L’organisme est aussi à l’origine de la Maison du développement durable qui, en plus d’offrir un exemple de construction durable, regroupe depuis 2011 plusieurs organismes à vocation sociale et environnementale au centre-ville de Montréal.

Les porte-parole de l’organisme, qui compte 43 employés à Montréal et à Québec, sont Steven Guilbeault et Sidney Ribaux.

 

Vivre en Ville

Créé en 1995 et présent à Québec, Montréal et Gatineau, Vivre en Ville entend améliorer la qualité de l’environnement et des milieux de vie par l’application des principes du développement durable dans l’urbanisme et le bâtiment. L’organisme est particulièrement actif pendant les consultations publiques sur la planification du territoire ou l’aménagement des villes et des quartiers.

Vivre en Ville propose des conférences, des conseils, ainsi que des services de formation et d’accompagnement dans ses domaines d’expertise. Un partenariat avec Écobâtiment (voir plus loin) lui permet par exemple d’offrir des services-conseils en efficacité énergétique ou en bâtiment durable. À la demande du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Aménagement du territoire, il a aussi réalisé le Guide de bonnes pratiques en bâtiment durable.

Vivre en Ville est dirigé en binôme par Alexandre Turgeon, président exécutif, et Christian Savard, directeur général. L’organisme emploie près de 40 personnes.

 

Écobâtiment

Depuis 2004, Écobâtiment s’est donné pour mission d’accélérer le virage vert de l’industrie de la construction, notamment par des projets de formation et de sensibilisation en matière de développement durable. L’organisme se positionne comme un carrefour d’information et veut mettre en réseau les professionnels et le grand public, les centres de recherche et les manufacturiers, les promoteurs immobiliers et les entrepreneurs. Il favorise la conception intégrée et la participation de tous les acteurs au processus de construction.

En plus de cours, conférences et ateliers sur mesure, Écobâtiment propose un accompagnement aux rénovations écologiques et au processus de certification LEED Canada pour les habitations. Il a participé à la mise en œuvre du Centre culture et environnement Frédéric Back, à Québec, un projet de réhabilitation architecturale et écoénergétique d’une ancienne école. Il mène aussi des projets de démonstration sur différents bâtiments pour en analyser et en diffuser les résultats et publie des études de cas. Sur son site Web, il met à la disposition du public un outil qui permet de calculer la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre.

Écobâtiment, basé à Québec, est présidé par Louis-Martin Guénette.

 

Écohabitation

Écohabitation est un organisme montréalais à but non lucratif qui fait la promotion d’habitations qui sont saines et économes en ressources et en énergie tout en étant abordables. Sensibilisation, formation et accompagnement du grand public et des acteurs du secteur résidentiel font partie de son rayon d’intervention. Parallèlement à Écohabitation, qui emploie neuf personnes, l’entreprise Évaluations Écohabitation accompagne les constructeurs qui visent la certification LEED Canada pour les habitations.

Le site d’Écohabitation comprend près de 7000 pages de contenu et reçoit 300 000 visiteurs par mois, ce qui en ferait la destination francophone Web la plus fréquentée sur l’habitation écologique. Il propose un répertoire d’entreprises et de professionnels québécois qui partagent cette sensibilité à la rénovation et à la construction résidentielle vertes. Écohabitation publie également des guides pratiques, des études et des fiches techniques, et participe aux consultations publiques afin de faire évoluer la réglementation sur le bâtiment ou l’efficacité énergétique.

Ses deux fondateurs sont Yanni Milon, président, et Emmanuel B. Cosgrove, trésorier.

 

Archibio

Par la recherche, le développement et la diffusion d’information pertinente, Archibio se donne pour mission d’améliorer la qualité de vie dans les habitations. L’organisme, créé en 1991 et comptant trois salariés, est issu du mouvement des autoconstructeurs écologiques. Il fait la promotion des matériaux verts.

Archibio anime La Ruche, un service gratuit d’assistance en ligne sur la rénovation et la construction écologique. Les conseils s’adressent essentiellement au grand public. Au début de 2013, Archibio lancera Éco-entrepreneurs, une accréditation écologique pour les constructeurs et les entrepreneurs généraux, en partenariat avec Écohabitation et avec l’appui de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ).

Le président d’Archibio est Gabriel Gauthier.

Centre d’écologie urbaine de Montréal

Le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM), fondé en 1996, est un organisme à but non lucratif employant une quinzaine de personnes. Son expertise s’oriente principalement autour de l’aménagement durable des quartiers par l’entremise du transport actif, du verdissement, de l’agriculture urbaine et de la démocratie participative.

Le CEUM s’est fait connaître par l’introduction des toits verts à Montréal, notamment par un projet de démonstration dans le quartier Milton-Parc, en 2005, conjointement avec le Conseil national de recherches Canada. Plus récemment, il a été à l’initiative de Culti-vert, le jardin aménagé sur le toit du Palais des congrès de Montréal.

L’organisme publie des guides pratiques, des résultats d’études et des fiches techniques. Sa plus récente publication porte sur les plantes grimpantes. Il organise des activités de formation qui s’adressent aux professionnels de la construction et de l’urbanisme ainsi que des randonnées urbaines. Ses prises de position publiques se traduisent également par des mémoires, des lettres ouvertes, etc.

La présidente est Nathalie Saint-Pierre, qui a succédé depuis peu à l’architecte Owen Rose.

 

Convercité

Créé en 1994, l’organisme à but non lucratif Convercité est spécialiste de la cueillette d’information concernant les territoires et milieux de vie québécois, principalement montréalais. Il intervient dans la recherche, le traitement et l’analyse d’information stratégique pour favoriser le dialogue entre citoyens, constructeurs et décideurs. Des profils de population ou des portraits de territoires sont tracés à partir d’actions concrètes telles que recensements et relevés sur le terrain, sondages et enquêtes, consultations auprès d’acteurs clés ou traitement de bases de données.

Parallèlement, cette agence offre des services-conseils à divers organismes publics : recyclage immobilier, requalification de sites, valorisation d’artères commerciales ou organisation de concertations. Elle privilégie une approche en amont des projets ainsi que la discussion et la recherche de consensus.

Convercité emploie sept personnes. Il est présidé par Pierre B. Paquin et dirigé par Daniel Malo.

Regroupement des récupérateurs et des recycleurs de matériaux de construction et de démolition du Québec

Ce regroupement, désigné par l’acronyme 3R MCDQ, existe depuis 1997. Il rassemble des entreprises qui encouragent l’essor de la récupération, du recyclage et du réemploi. Ses quelque 200 membres emploient globalement 27 000 Québécois.

Le groupe axe son action sur le développement durable. Outre les activités habituelles d’un regroupement d’entreprises, le 3R MCDQ travaille – par l’entremise de demandes de changement de la réglementation ou la production d’études techniques – à donner une deuxième vie à certaines matières : béton, bois, bardeaux d’asphalte et gypse. Il impose à ses membres de respecter certaines normes de qualité dans leurs activités.

Sébastien Richer est président du regroupement.

 

Conseil patronal de l’environnement du Québec

Le Conseil patronal de l’environnement du Québec (CPEQ) célèbre cette année ses 20 ans. Créé par des représentants des milieux d’affaires, il représente des entreprises québécoises sur les sujets touchant l’environnement et le développement durable. Il privilégie le consensus entre ses membres sur les enjeux d’intérêt général et commun, et les incite à prendre le virage vers le développement durable.

Le CPEQ regroupe 200 entreprises et 20 associations qui, en tout, emploient 280 000 collaborateurs et génèrent des revenus de plus de 45 milliards de dollars. Il s’agit donc d’une vitrine collective où chaque entreprise peut faire valoir ses intérêts et préoccupations, en plus de coordonner certaines actions et de faire des représentations sur la place publique.

Le Conseil publie des documents pratiques comme le Guide de bonnes pratiques afin de favoriser l’acceptabilité sociale des projets, ou encore Implanter une démarche de développement durable en entreprise. Il propose aussi des activités de formation, par exemple sur le marché du carbone ou les filières énergétiques au Québec.

Le président du conseil d’administration est Jean Piette, de Norton Rose Canada, tandis qu’Hélène Lauzon est la présidente du CPEQ. Le Conseil emploie cinq personnes.

 

Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services

Le Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) cherche à appuyer les efforts de l’industrie et des gouvernements en matière de développement durable.

Son expertise s’articule autour de sept thèmes, dont les méthodologies d’analyse du cycle de vie et la conception écologique. Certaines recherches portent sur le cycle de vie du bâtiment. La plupart des communications ou des publications du Centre s’adressent à la communauté scientifique, mais certaines sont accessibles au grand public. Par exemple, il y a un an paraissait Analyse du cycle de vie des impacts environnementaux découlant de l’implantation de mesures d’atténuation d’îlots de chaleur urbains.

Fondé en 2001 par l’École polytechnique, en collaboration avec l’Université de Montréal et HEC Montréal, il a depuis étendu son réseau de collaborateurs universitaires : Université Laval, Université du Québec à Montréal, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Université du Québec à Chicoutimi, Université de Sherbrooke et École de technologie supérieure. Il regroupe 10 chaires, trois centres de recherche, un groupe de recherche et un laboratoire, soit 42 professeurs au total. Il participe également à des projets nationaux et internationaux, comme certaines initiatives du Programme des Nations Unies pour l’environnement.

Voir vert

En ligne depuis le printemps 2010, Voir vert a pour ambition d’être « le portail du bâtiment durable au Québec ». Apparenté au magazine imprimé du même nom, même si les contenus sont distincts, il facilite l’accès à l’information sur la conception, la construction et l’exploitation écologiques des bâtiments. La section « Savoir », qui présente notamment les différentes certifications de bâtiments ou de matériaux, est la plus consultée par les professionnels.

On trouve dans le site une mine d’informations et de ressources sur le bâtiment vert : actualités, outils de calcul de l’empreinte carbone, banque d’offres et de demandes de matériaux à recycler, projets de démonstration, répertoire des bâtiments certifiés, répertoire des produits et services, forum de discussion, etc. Un microsite présentant des projets réalisés par des membres de l’OAQ sera mis en ligne en octobre. L’objectif est d’en faire une vitrine des réalisations écologiques et de contribuer au partage des connaissances.

Une équipe de sept personnes collabore au portail. Rénald Fortier est le directeur des contenus.