Stade de soccer de Montréal    

Bâtiments civiques 2017

Le Complexe Environnemental Saint-Michel (CESM) où s’implante le Stade est un site marqué par plusieurs cycles d’activité humaine. D’abord carrière, puis site d’enfouissement, le CESM est aujourd’hui en voie de devenir l’un des plus grands parcs de la ville de Montréal. À travers ces cycles, l’homme a transformé la topographie et la symbolique du lieu de façon spectaculaire et irrévocable. Le projet s’appuie sur ces transformations topographiques et s’inspire des traces successives qu’elles ont laissées sur le site. Par sa tectonique et sa matérialité, le bâtiment vient marquer le paysage d’une nouvelle strate. Celle-ci fait écho aux forces de changement d’hier, qu’elles soient industrielles ou géologiques, et donne un nouvel élan au complexe environnemental. En raison de sa vocation sportive et de la qualité de ses installations, le Stade de Soccer de Montréal est voué à devenir un lieu de rassemblement privilégié pour la communauté avoisinante et pour la ville de Montréal à plus grande échelle. Le Stade de soccer s’implante le long de l’avenue Papineau en bordure de l’ancienne carrière Miron. D’un geste unique, la toiture épouse les formes du terrain et se transforme graduellement pour connecter les deux phases du projet. Le Stade de soccer, comprenant les aires de jeu intérieures et les services connexes, en constitue la phase 1. Le terrain extérieur et ses gradins constitue pour sa part la phase 2. Pour assurer la cohérence de de l’ensemble, la toiture se présente comme un geste structural unique en bois. Les alvéoles de la charpente, qui forment une résille d’apparence arbitraire, se multiplient pour un support accru dans les zones où la structure est davantage sollicitée. Ce sont ces mêmes alvéoles qui composent le porte-à-faux de l’entrée, le toit du terrain intérieur, et la surface se déployant vers les gradins extérieurs. Depuis l’avenue Papineau, le Stade se présente d’abord et avant tout comme un geste paysager. Prenant appui sur le talus existant, le bâtiment poursuit la topographie du site au moyen de sa toiture angulée. Çà et là, des cristaux lumineux s’avancent et ponctuent la masse. Ces volumes en projection amènent de la lumière naturelle aux espaces administratifs et publics et signalent l’animation du lieu de jour comme de nuit. L’organisation du programme s’appuie sur une distribution fonctionnelle efficace des différents espaces. Prenant avantage de la linéarité du lot, cette organisation cherche à concilier les schémas d’utilisation des principaux groupes d’usagers, à savoir les joueurs, les spectateurs ainsi que les utilisateurs du parc. Trois critères guident la relation entre les espaces : les associations programmatiques, la maximisation des espaces communs et la mise-en-valeur de l’expérience du parc.

Saucier + Perrotte Architectes, HCMA Architecture + Design