Monument    

Mention Bâtiment écologique 2017

Au cœur du Plateau Mont-Royal, le projet Monument explore l’aménagement d’espaces résidentiels tout en conservant le patrimoine urbain d’une structure autrefois vouée à l’industrie. L’immeuble d’origine fut construit en 1905 et agrandit en 1912. En 1927, l’entreprise de lingerie fine Grenier implante sa manufacture puis construit un important ajout en 1933, qui unifie les différentes parties de l’édifice dans une nouvelle façade de maçonnerie à la fenestration régulière. L’entreprise quittera le 4835 Coloniale en 2012. Le bâtiment d’origine comprend deux étages et un sous-sol. Sa structure est mixte : poutres et colonnes d’acier, solives de bois et parties de plancher en béton. La stratégie consiste à limiter les interventions sur l’enveloppe et les planchers existants, ajouter un étage morcelé sur le toit et percer quelques ouvertures dans l’ossature pour augmenter l’apport de lumière naturelle des 7 unités résidentielles. Les logements du rez-de-chaussée bénéficient de nombreuses ouvertures sur le périmètre extérieur. Les systèmes mécaniques et la consolidation structurale pour les étages supérieurs sont dissimulés par le traitement des plafonds. Bien que les hauteurs soient différentes, l’alignement et la continuité du revêtement de bois des soffites accentuent la dimension des espaces. Le deuxième et le troisième étage sont occupés par 4 maisons de ville. Au niveau inférieur, les pièces s’organisent autour de la cour intérieure. Les espaces de vie occupent l’agrandissement du troisième étage. Chacune des unités possède sa propre terrasse intime et ouverte sur les perspectives du Mont Royal. La hauteur des plafonds et la généreuse fenestration inondent les intérieurs de lumière naturelle. L’enveloppe de l’agrandissement est traitée telle une mansarde en bardage métallique. L’expression des paillettes se veut aussi un clin d’œil à l’entreprise de lingerie Grenier ayant occupé le bâtiment durant plus de 80 ans.

Blouin Tardif Architectes