Une conception de qualité est résiliente et peut être adaptée au fil du temps, ce qui réduit la vulnérabilité du bâtiment et les risques qu’il court en plus d’en améliorer l’utilisation, la fonctionnalité et la valeur.

Photo : iStock/Reinhard Krull
  • Comment le projet répond-il aux risques et aux vulnérabilités futurs liés aux changements sociaux, économiques et environnementaux?
  • Comment le projet est-il conçu pour s’adapter et anticiper de futures utilisations ou l’évolution des marchés?
  • Comment le projet s’attaque-t-il à la question de la survie passive et de l’habitabilité?

Principaux thèmes

  • Stratégies de conception résiliente
  • Évaluation des risques et des vulnérabilités
  • Survie passive et habitabilité
  • Flexibilité et adaptabilité

Boîte à outils : Concevoir pour le changement

Si vous ne pouvez faire qu’une chose (ou quelques-unes) : 

  • CARBONEUTRALITÉ : concevez des bâtiments en mesure de s’adapter à de futures utilisations, sources d’énergie et technologies.
  • RÉSILIENCE : concevez dans un souci d’adaptabilité et de flexibilité du bâtiment et du site, en tenant compte des risques climatiques, en déterminant la durée de vie du bâtiment et en envisageant des possibilités d’amélioration de la performance du bâtiment au fil du temps.
  • RÉSILIENCE : concevez des bâtiments de manière à ce qu’ils servent, en cas de catastrophe, de ressources communautaires : refuges, points de recharge, centres de communication, centres de réchauffement ou de refroidissement et points de distribution.
  • ÉQUITÉ : évaluez comment votre projet peut répondre aux catastrophes actuelles et futures (d’origine naturelle ou humaine) par des conceptions qui protègent les membres les plus vulnérables de la collectivité et permettent un rétablissement rapide.
  • SANTÉ : attaquez-vous aux risques pour la santé publique associés aux changements climatiques (et à la récente pandémie de COVID-19) et concevez dans le but d’améliorer la santé de la collectivité.

Stratégies de conception résiliente

Une conception résiliente cherche à garantir la longévité d’un bâtiment aux fins d’utilisation actuelle et à venir et à résister aux futurs risques climatiques. La résilience va de pair avec la durabilité et la flexibilité. Un bâtiment abrite des personnes tous les jours, mais les besoins auxquels il répond peuvent changer en cas d’urgence.

Actions :

  • Définissez le niveau de performance adapté à votre type de projets. Pour ce faire, organisez une charrette sur la résilience avec votre client et les parties prenantes afin de discuter des objectifs de performance du projet en cas de catastrophe ou d’évènement imprévu (continuité des opérations, capacité à servir de ressource communautaire, rétablissement rapide ou relocalisation temporaire).
  • Concevez le bâtiment de manière à ce qu’il réponde aux aléas anticipés à la fin de sa durée de vie ou préparez un plan d’adaptation pour améliorer progressivement la performance du bâtiment avec le temps. Envisagez de planifier un rétablissement par étapes en vous appuyant sur des stratégies d’assistance immédiate pendant une perturbation (par exemple, utilisation comme refuge communautaire) et de retour à la normale (par exemple, utilisation de matériaux durables nécessitant peu d’entretien).
  • Tous les projets peuvent contribuer à la résilience des occupants et occupantes et de la collectivité d’une façon ou d’une autre. Déterminez comment votre projet renforce l’infrastructure communautaire et la résilience de la collectivité dans son ensemble. (Consultez la section Concevoir pour des collectivités équitables.) Par exemple, pour les services essentiels, il peut s’agir d’assurer la continuité des opérations ou de les rétablir rapidement en cas d’interruption. Pour les bâtiments commerciaux, il peut s’agir d’utiliser les installations pour organiser des rassemblements publics, établir des centres de refroidissement ou de chauffage, communiquer de l’information ou échanger des ressources ou encore assurer la survie passive. Pour ce qui est des bâtiments résidentiels (simples ou multifamiliaux), prévoyez des abris sur place ainsi que des espaces de stockage de denrées alimentaires et d’eau. Un accès à des services de communication sur place devrait également être prévu.

Évaluation des risques et des vulnérabilités

Pour se préparer aux défis climatiques, il est essentiel de comprendre les risques auxquels un bâtiment s’expose tout au long de sa durée de vie.

Actions :

  • Évaluez les risques et les vulnérabilités actuels et prévus de l’emplacement de votre projet et de la collectivité afin d’améliorer votre conception. Quels sont les risques, et les vulnérabilités découlant de ces risques, auxquels le bâtiment est susceptible de s’exposer tout au long de sa durée de vie?
  • Déterminez des stratégies immédiates et progressives de préparation aux risques. Voici quelques exemples de risques : évènements environnementaux (tremblements de terre, feux de forêt, inondations, pandémies, sécheresses, chaleurs extrêmes, etc.), évènements sociaux (troubles civils, perturbations des services publics, infrastructures vieillissantes, pannes d’électricité à l’échelle d’une ville, etc.) et évènements économiques (cyberattaques, fermetures d’entreprises, guerres, etc.). Déterminez la durée de vie du bâtiment et sa conception de base, et effectuez une analyse des modèles climatiques observés et prévisibles. Concevez votre projet en fonction des températures prévues et des phénomènes météorologiques les plus fréquents et les plus intenses.
  • Désignez des zones de sécurité à l’intérieur du bâtiment en fonction des risques encourus par les personnes qui l’occupent. Par exemple, des vents extrêmes (tornade, ouragan), des troubles civils, des inondations graves ou des chaleurs extrêmes, au cours desquelles des centres de refroidissement dans le bâtiment peuvent rester opérationnels même si d’autres parties de celui-ci sont compromises. Tenez compte de l’élévation du niveau de la mer au moment de construire des bâtiments le long des plans d’eau.
  • Déterminez la hauteur du premier étage en fonction des niveaux potentiels des ondes de tempête plutôt que de l’élévation d’eau en cas d’inondation. Concevez votre projet de façon à tenir compte des vents violents (vitres et façades résistantes aux chocs) et des chaleurs extrêmes (ombrage du bâtiment, centre de refroidissement communautaire).
  • Demandez à votre client si une évaluation des risques climatiques a été réalisée afin de répondre aux exigences de son assureur ou de son établissement financier. De nombreux détenteurs de portefeuilles importants auront accès à une forme d’évaluation des risques semblable à celle de la Banque mondiale.

Survie passive et habitabilité

La survie passive fait référence à la capacité d’un bâtiment, ou d’éléments de sa structure, à maintenir ses fonctions essentielles et à résister aux dommages après une catastrophe, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine. Pour préparer un bâtiment – et les personnes qui l’occupent – à un tel évènement, l’équipe de conception doit s’entretenir avec le client dès le début de la charrette sur la résilience. L’objectif de cette discussion est de déterminer les objectifs de performance du bâtiment, d’envisager différents scénarios, d’établir les infrastructures et les services essentiels qui nécessitent un système de redondance et une alimentation de secours ainsi que la durée d’habitabilité requise après l’évènement.

Actions :

  • Déterminez la durée des opérations passives. Selon l’emplacement du projet, collaborez avec le client pour établir les besoins à court terme (souvent trois jours ou plus) et à long terme (souvent quatre semaines).
  • Évaluez les dangers locaux et déterminez quelles stratégies de conception et quels systèmes de construction supplémentaires seront nécessaires pour assurer l’habitabilité des occupantes et occupants. Par exemple, si les feux de forêt sont un problème, établissez comment la ventilation de secours sera assurée.
  • Indiquez des sources d’énergie de rechange. Les coupures de courant sont fréquentes lors d’une catastrophe. Déterminez les systèmes essentiels qui nécessitent une alimentation de secours, puis mettez en place des stratégies de conception passive pour assurer un certain confort aux occupants, même sans électricité. Envisagez des sources d’énergie de rechange propre et fiable, si possible. Lorsque l’énergie renouvelable est une option, prévoyez des systèmes de stockage d’énergie sur site pour assurer une période d’îlotage optimale. Fournissez des prises électriques extérieures pour permettre à la collectivité et aux premiers intervenants de recharger leurs téléphones et autres appareils en cas de coupure de courant.
  • Concevez les bâtiments pour qu’ils fonctionnent d’abord et avant tout de façon passive. Un grand nombre de facteurs sont à considérer : orientation du bâtiment, chauffage solaire passif, masse thermique, ombrage et performance de l’enveloppe du bâtiment en fonction de l’emplacement du projet. Intégrez la lumière du jour afin de permettre l’exploitation du bâtiment pendant la journée. Prévoyez des fenêtres ouvrantes pour assurer une ventilation naturelle, et des persiennes à sûreté intégrée pour favoriser la circulation de l’air. Étudiez les possibilités de ventilation transversale visant à assurer l’aération complète du bâtiment et à ainsi prévenir la présence d’air contaminé. Assurez un accès à l’eau potable en l’absence d’un réseau électrique municipal. Évaluez les possibilités de collecte et de filtration des eaux de pluie, de stockage d’eau potable et d’approvisionnement redondant en eau potable salubre et propre.
  • Discutez des stratégies de sécurité alimentaire. Prévoyez une zone protégée permettant d’approvisionner en nourriture sur le site les gens qui occupent le bâtiment pendant au moins une semaine en cas d’urgence. Déterminez des sources de communication de rechange qui peuvent rester ininterrompues pendant la période de rétablissement. Prévoyez un système de secours s’il est prévu que l’installation servira de zone sûre.
  • La survie passive est une question d’équité. Évaluez la façon dont l’installation soutiendra les jeunes, les personnes âgées et celles ayant des besoins médicaux particuliers.

Flexibilité et adaptabilité

Les projets doivent être flexibles et pouvoir s’adapter aux usages actuels et futurs. Les bâtiments sont soumis à des pressions environnementales, sociales et économiques, et ils devraient être conçus pour s’adapter au fil du temps afin de fournir un service continu.

Actions :

  • Concevez un bâtiment avec pour objectif d’en prolonger la durée de vie. Chaque type de projets comporte ses propres défis, et les bâtiments sont en constante évolution. Concevez des bâtiments et des espaces flexibles et adaptables. C’est l’idée qui sous-tend le concept d’une architecture durable et souple (« long life, loose fit ») – la flexibilité de reprogrammer facilement un espace conçu pour un usage afin qu’il remplisse une autre fonction, ce qui permet de réaliser des économies. La fonction future d’un bâtiment n’existe peut-être même pas encore aujourd’hui. Des plafonds hauts et des espaces libres sans murs porteurs intérieurs offrent une flexibilité maximale. Organisez les éléments structurels de façon à obtenir une flexibilité maximale. Examinez comment les colonnes structurelles, les systèmes latéraux et les hauteurs d’étage peuvent s’adapter à différentes dispositions et être adaptés à d’autres usages à l’avenir. Concevoir des équipements, des postes et des murs mobiles ainsi que des salles de taille flexible constituent d’autres stratégies offrant la possibilité d’apporter des changements selon l’évolution de l’usage et de la fonction d’un bâtiment.
  • Faites en sorte que vos projets soient faciles à démonter. Par exemple, utilisez des assemblages boulonnés (plutôt que soudés). Veillez à ce que les murs de séparation intérieurs ne soient pas porteurs et optez pour des cloisons en gypse reconfigurables ou réutilisables.
  • Concevez des bâtiments en tenant compte de leur démantèlement. Optez pour des matériaux de construction qui ne sont pas nocifs pour l’environnement et tenez compte des effets de leur exposition à des chaleurs extrêmes ou à des inondations prolongées.
  • Concevez des bâtiments en fonction de l’évolution de la technologie. Certains systèmes qui évoluent rapidement, comme les systèmes audiovisuels, peuvent devenir obsolètes peu de temps après l’achèvement d’un bâtiment. Veillez à ce qu’ils soient facilement accessibles afin qu’ils puissent être remplacés à mesure que la technologie évolue. Chaque type de projets a des besoins différents en matière de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC), d’alimentation en air extérieur et d’aération complète : surface utile, entre-plafond, salles d’entreposage, etc. Les systèmes de CVC adaptables sont facilement accessibles – leur réseau de distribution étant exposé – et flexibles, car il est possible d’en modifier les emplacements d’entrée et de sortie. Différents facteurs sont à considérer : accessibilité, structures en place, possibilités de reconfiguration, dimensionnement, exposition et cycles de remplacement/rénovation.
  • Concevez des bâtiments capables de répondre aux besoins du réseau électrique, en gérant la consommation d’énergie lors des pics de demande (pics quotidiens ou demande lors d’un épisode de chaleur ou de froid extrême) afin d’accroître la résilience du réseau. Il est possible de combiner sur le site une source d’énergie photovoltaïque à un système de stockage d’énergie par batterie pour alimenter un bâtiment en cas de besoin ainsi que pour réduire la pression sur le réseau lors des pics de demande. Pour en savoir plus sur l’intégration bâtiment-réseau, consultez la section Bâtiments carboneutres sous Concevoir pour l’énergie.
  • Le Disaster Assistance Handbook (en anglais) de l’AIA guide les « architectes citoyens et citoyennes » de manière à aider leurs collectivités en siégeant à des conseils et à des commissions. De cette façon, ils et elles jouent un rôle clé avant et après une catastrophe, contribuent notamment à faire de la planification en vue d’évènements dangereux, s’assurent que les codes du bâtiment sont à jour et donnent des conseils sur l’utilisation responsable du sol qui permettront aux entreprises et aux collectivités de reprendre leurs activités plus rapidement après une catastrophe.
  • Le Resilient Project Process Guide (en anglais) de l’AIA est une ressource essentielle pour passer à l’action. Organisé par phase de projet, ce guide décrit les étapes auxquelles il est possible d’intégrer des objectifs de résilience et d’adaptation au climat dans des solutions de conception particulières.
  • Consultez la publication de l’AIA intitulée Key regional climate issues: A Guide for architects to drive change (en anglais), qui s’appuie sur la quatrième évaluation nationale du climat pour dresser une liste des principales ressources et des principaux enjeux climatiques dans 10 régions.
  • La Federal Emergency Management Agency (FEMA) a élaboré des centaines de lignes directrices propres aux stratégies d’architecture et de conception résiliente. Nous vous recommandons de consulter avant tout les publications Building Science offertes par la FEMA. 
  • La U.S. Climate Resilience Toolkit (en anglais) permet aux gens d’accéder à toutes les données sur la résilience publiées par le gouvernement fédéral en un seul endroit facile à utiliser. Fruit d’une collaboration entre la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et la National Aeronautics and Space Administration (NASA), cette précieuse ressource fournit des renseignements aux citoyens et citoyennes, aux décideurs et décideuses politiques et aux concepteurs et conceptrices. Elle est particulièrement utile pour les architectes, qui peuvent l’utiliser avec leurs clients et les promoteurs. 
  • Le National Institute of Building Sciences (NIBS) est une organisation gouvernementale à but non lucratif qui rassemble des parties prenantes de tous horizons, des décideurs et décideuses politiques aux architectes, en passant par les membres de la collectivité, afin de produire et de diffuser de l’information récente dans le domaine de la science du bâtiment. Une section entière de son site Web est consacrée à des ressources sur la résilience des bâtiments (en anglais). Il s’agit notamment de liens vers d’autres sites similaires, tels que le Whole Building Design Guide, qui est un programme du NIBS spécialement conçu pour les concepteurs. , qui est un programme du NIBS spécialement conçu pour les concepteurs. 
  • La Federal Alliance for Safe Homes (FLASH) et l’AIA ont fait équipe pour créer un guide graphique complet comparant les principes de construction traditionnelle, de construction exposée à de grands vents et de construction résiliente. Bien que les techniques soient mieux adaptées aux maisons individuelles, les leçons proposées dans ce guide, le Resilient Design Guide, peuvent s’appliquer à n’importe quel projet. Le guide peut être téléchargé en ligne gratuitement dans le format PDF.
  • De nombreuses ressources en ligne présentent des cartes récentes sur les vents violents et les inondations. La FEMA dispose d’une carte exhaustive des zones d’exposition à des vents ainsi que de cartes pour les tornades et les ouragans. Si vous désirez plus d’information sur les cartes, la GeoPlateform de la FEMA (en anglais), qui comprend des cartes pour toutes sortes de données liées à la gestion des urgences, est également accessible en ligne. La carte des projections climatiques (en anglais) de l’EPA constitue également une ressource fascinante qui peut être utile pour prédire comment un site sera affecté par les changements climatiques dans l’avenir. La carte de l’élévation du niveau de la mer (en anglais) de la NOAA est particulièrement utile pour l’analyse des zones côtières.
  • Eskew Dumez Ripple est une entreprise de La Nouvelle-Orléans qui a été déplacée par l’ouragan Katrina et qui a ensuite passé la majeure partie des 10 années suivantes à aider la ville à se remettre des dévastations causées par Katrina. Son outil, A Framework for Resilient Design, montre l’importance de la résilience dans une conception de qualité, et présente des stratégies et des études de cas qui peuvent être intégrés dans tous les projets. 
  • L’indice de résilience des villes (en anglais) d’ARUP consiste en un cadre international que les villes peuvent utiliser pour comprendre et mesurer leur capacité à s’adapter, à se transformer et à perdurer.

Ressources québécoises et canadiennes


À venir

Guide Mieux concevoir

Découvrez comment le Guide inspire les architectes et fournit une boîte à outils pour une conception durable, résiliente et inclusive. 

Chapitre suivant

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