Le Groupe Angus transforme des secteurs dévitalisés en quartiers vivants et durables en s’appuyant chaque fois sur les trois piliers qui font son succès : respect de l’environnement, conception soignée des espaces et architecture de qualité. Un travail constant, en cours depuis 30 ans, qui lui a valu le prix Ambassadeur de la qualité en architecture, remis par l’OAQ.
Recevoir ce prix nous fait vraiment plaisir, car l’architecture de qualité a toujours fait partie de nos valeurs. Cela guide à la fois la conception des espaces et leur intégration dans le tissu urbain », souligne d’entrée de jeu Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la Société de développement Angus (SDA), le bras opérant du Groupe Angus.
Ces valeurs sont au centre de la mission de l’organisme, qui réalise des projets immobiliers favorisant la revitalisation urbaine, le développement durable et le bien-être des collectivités. En tant qu’entreprise d’économie sociale, Angus demeure propriétaire de plusieurs de ses actifs, qu’elle offre en location, d’où l’importance accordée à la qualité – et à la durabilité – des matériaux et des concepts. « Pour que les occupants soient dans le confort, les espaces doivent être bien pensés, aérés, lumineux, situés dans des endroits agréables », dit Christian Yaccarini.
C’est pourquoi chaque projet signé Angus est élaboré avec l’aide d’architectes. « Nous sommes de véritables partenaires, impliqués dès l’idéation », ajoute
Benoît Laurion, architecte et directeur – Architecture de la firme Ædifica, partenaire de la première heure.
Un laboratoire d’innovations sociales et environnementales
Fondée en 1995, la SDA a fait sa marque en réhabilitant 150 000 mètres carrés de terrains contaminés – l’équivalent de 20 terrains de soccer –, laissés en friche après la fermeture des Shops Angus, où le Canadien Pacifique construisait ses trains. Résultat : une immense cicatrice au cœur du quartier Rosemont, à Montréal. Depuis la conversion d’un premier bâtiment industriel en espaces locatifs destinés à des bureaux et à des commerces de proximité – aujourd’hui le Locoshop Angus –, tout un milieu de vie s’y est bâti.
Le développement durable a toujours été au premier plan de cette conversion, sous l’influence de l’architecte Guy Favreau, d’Ædifica, un pionnier en matière environnementale selon Christian Yaccarini. Ce principe a dicté tout le déploiement du Technopôle Angus, souligne Maude Pintal, directrice – Développement durable au sein de la même firme.
Elle donne en exemple le 4100, rue Molson, un immeuble multilocatif de ce secteur. Construit en 2006, il a été le premier à recevoir la certification LEED CS (Core and Shell ou structure et enveloppe). « Ce projet était à l’avant-garde dans la récupération des eaux pluviales et dans la construction d’un mur solaire passif », dit-elle. Bâtiments écologiques, boucle énergétique entre les bâtiments, biophilie, installation de ruches urbaines : le Technopôle Angus est devenu – et est toujours –, un véritable laboratoire d’innovations sociales en environnementales.
Avec ses habitations de différents types, que ce soit de vastes condos, des logements abordables et sociaux ou des résidences étudiantes, le Technopôle Angus a été dessiné pour répondre aux besoins d’une variété de ménages, dont les familles. Ce qui est rare dans le marché actuel, mais essentiel pour limiter l’étalement urbain, note Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, organisme qui prône la transition socioécologique des collectivités québécoises. « Le Groupe Angus non seulement réalise des projets immobiliers sur des terrains stratégiquement situés dans les villes, mais il bâtit aussi des milieux de vie, avec des emplois, des services, des commerces. Comme tout est à proximité, cela réduit la dépendance à la voiture. »

Photo : David Boyer, gracieuseté d’AEdifica
Créer des milieux de vie
L’histoire du Technopôle Angus montre tant la capacité d’une collectivité à se mobiliser que la volonté de l’organisme de créer à la fois des bâtiments et de véritables milieux de vie. « Notre créneau, c’est la revitalisation urbaine, précise Christian Yaccarini. Nous intervenons dans ce que nous appelons des situations indignes, par exemple sur des terrains contaminés que personne ne développe, au détriment des quartiers où ils sont situés. On n’arrive pas avec des solutions toutes faites; on consulte la population pour s’assurer de répondre réellement aux besoins. »
Il cite en exemple la réhabilitation du secteur du Carré Saint-Laurent, près de la place des Festivals, à Montréal, et le déploiement d’un quartier dans un secteur dévitalisé du Vieux-Pointe-aux-Trembles ainsi que d’un projet d’habitations couplé à un lieu culturel… à Sherbrooke. Car le Groupe Angus exporte aujourd’hui sa formule à travers le Québec. Actuellement, son équipe travaille aussi sur la création de plus de 1000 logements abordables, à Montréal et à Rimouski, en réponse à la crise du logement.
Au quotidien, conjuguer rentabilité financière, innovation sociale, transition écologique et normes de qualité élevées est un défi. Pas question pour autant de lésiner sur les honoraires. « Christian Yaccarini nous dit souvent qu’il veut travailler avec des professionnels de talent, car ce sont eux qui permettent d’économiser de l’argent tout en conservant la qualité du bâti », souligne Sonia Gagné, architecte, vice-présidente conception et associée principale chez Provencher_Roy. Ce qui les pousse, selon elle, à mettre de l’avant des solutions novatrices, voire avant-gardistes, qui font avancer la profession.
C’est le cas du nouveau quartier maritime de Rimouski. Dans ce projet, qui doit être livré à l’hiver 2027, 328 logements abordables seront construits sur un terrain autrefois contaminé en bordure du fleuve Saint-Laurent. Pour minimiser les coûts, l’équipe s’est tournée vers la standardisation : l’extérieur des bâtiments sera paré de deux principaux modèles de panneaux et d’un modèle unique de fenêtres. Les salles de bain, quant à elles, seront préfabriquées et identiques d’une unité à l’autre.
Les logements sont également conçus pour évoluer en fonction des besoins des personnes qui les occupent grâce à un système de panneaux coulissants, explique Sonia Gagné. Par exemple, quand les enfants quitteront le nid familial, il sera possible d’agrandir le salon, en éliminant la cloison entre celui-ci et une chambre laissée vacante. « L’objectif, c’était vraiment de créer une solution d’habitation à long terme. »
Des principes durables
Aujourd’hui, le Groupe Angus est reconnu à la fois pour son approche novatrice, la qualité de ses projets et sa capacité à les livrer à temps et en respectant le budget, estime Christian Savard. Ce qui fait que plusieurs villes, comme Sherbrooke et Laval, se tournent vers lui pour bénéficier de cette expertise. « Un succès qui repose, entre autres, sur le fait qu’ils sont toujours restés fidèles à leurs valeurs », analyse Benoît Laurion.
Et sur la cohésion de l’équipe. « La grande force d’Angus, c’est la qualité et l’engagement des 40 personnes qui y travaillent et qui mettent tout en œuvre pour que chaque projet soit une réussite, dit Christian Yaccarini. Et c’est la même chose avec les professionnels avec qui nous travaillons, comme les architectes, avec qui nous entretenons des relations à long terme. »
« Chaque fois, ils veulent développer le meilleur projet qui soit, en respectant leur budget, renchérit Benoît Laurion. Et puisqu’ils laissent libre cours à la créativité, à l’innovation et à la qualité, tant du point de vue de l’architecture que de l’ingénierie, cela fait d’eux d’excellents ambassadeurs de la qualité architecturale. »

Photo : gracieuseté de la SDA