Esquisses, vol. 28, no 2, été 2017

Inspection professionnelleRenouveau majeur

L’Ordre vient d’adopter un nouveau programme de surveillance générale qui fait table rase des processus d’inspection qui prévalaient jusqu’ici. Il ne s’agit plus seulement de contrôler, mais aussi d’accompagner les architectes dans leur développement professionnel.

Christine Lanthier

De l’automne 2016 à la fin de mars 2017, un projet pilote a permis de tester le nouveau programme de surveillance générale de l’exercice de la profession auprès de 51 architectes. Grâce aux commentaires de ces derniers, le service de la pratique professionnelle a pu peaufiner le programme et le présenter au conseil d’administration, qui l’a approuvé le 7 avril. En cours d’année, 240 architectes devraient ainsi expérimenter la nouvelle formule. Voici trois grands changements auxquels ils peuvent s’attendre.

1. L’inspection porte sur l’architecte plutôt que sur le bureau

Alors que l’inspection ciblait autrefois les bureaux d’architectes, elle porte maintenant sur le professionnel en tant qu’individu. L’Ordre ne s’intéressera donc plus strictement à l’évaluation des aspects administratifs de la pratique (tenue de bureau, registre de projets, etc.). Il veillera surtout à accompagner les architectes dans leur développement professionnel.

2. Le processus est axé sur la compétence

Basée sur le nouveau référentiel des compétences de l’architecte (voir « Nouveau référentiel de compétences – Cadre de référence »), l’inspection utilise trois outils : un questionnaire d’autoévaluation, un plan de développement professionnel et un portfolio contenant des documents représentatifs de la pratique. Le tout sert essentiellement à alimenter le dialogue entre l’architecte et l’inspecteur, dont le rôle
est d’orienter l’architecte dans son développement.

3. Tous les profils de pratique sont visés

Autrefois, seuls les architectes travaillant dans des bureaux d’architectes étaient assujettis à l’inspection professionnelle. Dorénavant, tous les membres de l’Ordre le sont, à l’exception des retraités et des architectes ne résidant pas au Québec. Autrement dit, l’inspection s’étend maintenant aux architectes exerçant dans les secteurs public, parapublic et privé, de sorte que la proportion des membres assujettis passe de 64 à 93 %. L’Ordre entend ainsi acquérir une meilleure compréhension de la diversité des contextes de pratique.

Pour mener à bien le nouveau programme, l’Ordre a créé trois postes d’inspecteur. Le conseil d’administration a également renouvelé le comité d’inspection professionnelle, qui compte cinq architectes issus de divers horizons. Une nouvelle ère commence !