Esquisses, vol. 30, no 3, automne 2019

Le poids des nombres

La crise du logement en chiffres

Le Grand Montréal n’avait pas connu une telle pénurie de logements locatifs en près de 15 ans. Les plus récentes données indiquent que le taux d’inoccupation des logements locatifs est passé sous la barre des 2 % en 2018. La situation s’explique par une conjugaison de facteurs, notamment un accès à la propriété réduit pour les jeunes ménages, le vieillissement de la population, l’augmentation du nombre d’immigrants non permanents et, dans certains quartiers, la popularité galopante des plateformes de location à court terme comme Airbnb.

Par Steve Proulx 

Taux d’inoccupation des logements locatifs dans le Grand Montréal à l’automne 2018 : 1,8 %

 

C’est dans la couronne Nord que le taux d’inoccupation est le plus faible, à 0,9 %

 

Les logements pouvant convenir aux familles (trois chambres et plus) sont les plus rares, avec un taux d’inoccupation de 0,8 %

 

Parmi les zones du Grand Montréal, c’est sur l’île de Montréal que l’on trouve la plus faible proportion de logements locatifs disposant de trois chambres et plus, soit 18 %

 

Nombre de mises en chantier de logements résidentiels par mode d’occupation, Grand Montréal

Le manque de logements locatifs semble toutefois en voie de se résorber, car c’est le type de logements qu’on a le plus construit en 2018. Il s’agit d’un vrai revirement par rapport aux années précédentes.

 

 

Moyenne annuelle de mises en chantier de logements en coopérative ou OBNL d’habitation, Grand Montréal 

En revanche, ce boom du logement locatif ne se fait pas en faveur du logement social… 

 

Source : Perspective Grand Montréal, juin 2019, par l’Observatoire Grand Montréal