Membres du jury

 

Robert-Jan van Santen, architecte

Président du jury

Robert-Jan van Santen, néerlandais et diplômé en architecture à UPA3 Versailles en 1985, fait son apprentissage du métier pendant quatre ans chez Renzo Piano. Il crée son propre bureau d’études spécialisé en façades dans la foulée, reçoit en 2008 la médaille d’argent de l’Académie d’architecture, en France, et fêtera en 2019 les 30 ans du groupe de sociétés dont il est le fondateur. Les trois agences principales, situées à Lille (VS-A), à Hong Kong (VS-A.HK) et à Séoul (VS-A.KR), comptent aujourd’hui une soixantaine d’employés, dont sept associés et quatre partenaires.

Sa formation d’architecte le rend atypique parmi les acteurs présents sur le marché de l’ingénierie et de l’enveloppe, ce qui lui permet d’être rapidement remarqué par des architectes d’avant-garde comme Jean Nouvel et Rem Koolhaas. Parmi les 200 agences d’architecture avec lesquelles il collabore régulièrement, 8 sont lauréates du Pritzker Architecture Prize… mais certaines en sont à leur première œuvre. 

Aux compétences traditionnelles de bureau d’étude se joignent au fil des ans les expertises de la thermique, de l’énergie, de la lumière naturelle, du bois, judiciaire… qui lui valent d’être retenu pour concourir à la réalisation de projets de toute nature. Les commandes, tant publiques que privées, viendront rapidement non seulement des architectes, mais aussi des maîtres d’ouvrage. Avec sa société OP-EN, il fera même quelques réalisations en tant qu’architecte.

En accompagnant plusieurs architectes dans l’export, il prend goût à l’Asie et ouvre en 2011 un bureau à Hong Kong, où il passe à présent 80 % de son temps. En 2014, il ouvre un bureau à Séoul.

Le bureau gagne progressivement en renommée, et les premières tours finissent par sortir de terre. La toute première en Chine, à peine terminée, a permis au bureau d’obtenir le prix Façade Engineering 2019 du CTBUH.

Les bureaux en Asie sont en relation avec quelques grandes écoles d’ingénierie en Europe et depuis peu aux États-Unis. Cela leur permet d’accueillir un nombre croissant d’étudiants talentueux. Avec eux, le bureau lance plusieurs programmes de recherche appliquée, donnant lieu à de multiples dépôts de brevets, dont un qui vient tout juste d’aboutir à la création d’une start-up en Corée, chargée de concevoir le UBLO, une petite fenêtre économique, isolante, personnalisable et (partiellement) imprimable en 3D. 

Un nouvel objectif dans sa mire pour les années à venir ? Développer l’enseignement de l’ingénierie de l’enveloppe. Seules quelques universités enseignent la discipline, mise souvent de côté par les écoles d’architecture, car jugée trop technique.

Pour consulter ses derniers projets


 

 

Alain Carle, architecte

Alain Carle œuvre dans le milieu de l’architecture depuis plus de 20 ans. Ses réalisations s’appuient sur une démarche critique de la représentation dans le processus de conception et sur une démarche pédagogique qu’il élabore à titre d’enseignant et de chercheur au programme de maîtrise à l’école d’architecture de l’Université de Montréal. 

Dès 1996, Alain Carle se démarque en remportant le Grand Prix du concours international Housing on Toronto’s main streets en collaboration avec des collègues universitaires. Il sera lauréat l’année suivante, avec les mêmes collaborateurs, du concours Villes d’hiver.

En 1998, il obtient une maîtrise du programme La Cultura de la metrópolis de l’Universitat Politècnica de Catalunya, dirigé alors par l’architecte et critique Ignasi de Sola Morales. Il maintient depuis ce temps des liens professionnels avec les membres enseignants et certains architectes de Barcelone. Dans le cadre du programme d’été Hors les murs, de l’École d’architecture de l’Université de Montréal, il encadre par la suite durant 10 ans, comme professeur invité, un atelier bisannuel de design urbain dans cette ville d’Espagne. 

Depuis 2000, la firme Alain Carle Architecte élabore, en collaboration avec différentes autres firmes, des projets de design urbain et d’architecture à différentes échelles pour des organisations publiques et privées.

Les accomplissements de l’agence font régulièrement l’objet de publications et d’une reconnaissance du milieu architectural, particulièrement dans le domaine de l’architecture résidentielle et commerciale. Certaines réalisations sont remarquées par le milieu du design et s’attirent des distinctions, comme le prix du jury au concours Commerce Design Montréal (en 2015), ou le Grand Prix du Design (2015 et 2016). Forte d’une réputation grandissante au Québec, la firme Alain Carle Architecte exerce désormais l’architecture également à l’international, notamment à Londres et à New York.

Les réalisations récentes d’Alain Carle Architecte s’ancrent dans un modèle perceptuel plutôt que théorique. Une démarche tournée vers un « savoir-voir » qui, à l’heure où la société se caractérise par l’omniprésence de l’image, devient le nouveau « savoir-faire » de l’architecte. Depuis 2018, Alain Carle est conférencier dans les milieux d’enseignement. Il présente les divers aspects de l’approche conceptuelle, qu’il partage avec ses collaborateurs en agence dont la place que prend la notion d’extériorité au sens large en architecture.


 

 

Pénélope McQuade, animatrice

Ayant toujours entretenu une passion pour le journalisme, Pénélope McQuade a obtenu un diplôme en communication de l’Université du Québec à Montréal avec une concentration dans ce domaine. Elle fait son entrée dans le monde de la télévision en 1993, à Radio-Québec (qui deviendra Télé-Québec), alors qu’elle devient chroniqueuse à l’émission Services compris. De 1994 à 2005, elle prend part à différentes émissions, dont Bla Bla BlaAutomag plus (en français à TVA et en anglais à CTV), Bon dimancheSalut, bonjour, où elle sera chroniqueuse culturelle pendant cinq ans, Les copines d’abord et Le Grand Journal, animée par Jean Lapierre. Elle est aussi nommée au Gala des prix Gémeaux dans la catégorie de la meilleure animation pour les émissions Cyberclub (TVA) et Passep’art (TV5). À la même période, elle se démarque également aux stations de radio CKAC, Rythme FM, Énergie ainsi qu’à Rock Détente, où elle coanime pendant deux ans l’émission matinale.

De 2005 à 2008, Pénélope est à la barre de l’émission Star Système, avec Herby Moreau, et foule les tapis rouges de la planète. Elle coanime également de nombreux Gala de la rentrée et Tapis rouge du Gala Artis, en plus d’être aux commandes des émissions Juste pour rire en direct de 2006 à 2010 et de Salut, bonjour week-end, à TVA, de 2007 à 2010.

De 2010 à 2015, elle pilote un talk-show éponyme sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé. L’émission est nommée à plusieurs reprises au Gala des prix Gémeaux dans les catégories du meilleur talk-show et de la meilleure animation.

À l’été 2015, toujours sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé, Pénélope fait équipe avec le vétéran des ondes Jean-Luc Mongrain à l’animation d’une émission diffusée les dimanches à 21 h. Cette émission s’ajoute à son talk-show en saison régulière, diffusé au printemps.

En mars 2016, Pénélope coanime pour la troisième année le Gala du cinéma québécois sur ICI Radio-Canada Télé.

Durant trois saisons Pénélope anime le talk-show estival quotidien Les Échangistes sur ICI Radio-Canada. Puis Pénélope participe en tant qu’intervieweuse trollée au documentaire Troller les trolls aux côtés d’Hugo Latulippe. L’enquête-choc est présentée à Télé-Québec à la rentrée 2018. Victime elle-même de propos haineux et d’intimidation dans les réseaux sociaux, Pénélope se questionne et tente de comprendre cette nouvelle forme d’expression sur le Web.

L’animatrice s’investit également depuis une dizaine d’années dans divers organismes tels que Le Chaînon et la Fondation Le Grand Chemin et, depuis peu, à titre de porte-parole de la Fondation de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.


 

 

Marie-France Stendahl, architecte

Marie-France Stendahl est une architecte de nationalité canadienne comptant plus de 15 ans d’expérience internationale depuis sa sortie de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, en Suisse. Elle agit depuis 2006 à titre de chargée de projet et de directrice du développement des affaires au Canada de la firme suédoise White Arkitekter.

Elle participe à plusieurs concours internationaux, notamment Rêvons nos rivières, à Québec, et Créer le corridor de biodiversité à Saint-Laurent, à Montréal, pour lequel White remporte le deuxième prix. La firme est également désignée en 2017 finaliste du Défi des villes intelligentes, d’Infrastructure Canada, à Yellowknife, et de l’appel à projets Reinventing Cities, de C40, à Montréal.

Depuis quelques années, Marie-France prononce des conférences, notamment devant des auditoires réunis par le Conseil du bâtiment durable du Canada, l’Institut de développement urbain du Québec et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest.

Marie-France enseigne aussi à la Faculté d’ingénierie de l’Université de Lund, en Suède. Elle partage donc son temps entre la pratique, l’enseignement dans un atelier de design d’architecture durable et la recherche sur les changements climatiques, dont le pergélisol en Arctique.